Témoignages de professionnels diplômés en géomatique

Témoignages vidéo

Découvrez des arpenteurs-géomètres et des ingénieurs en géomatique qui partagent leur passion par le biais de fabuleux témoignages vidéo. Vous serez surpris de la grande diversité d'emplois et de tâches qu'ils peuvent accomplir.

 

 

Témoignages écrits

Vous découvrirez à travers ces diverses témoignages écrits ce que font nos diplômés sur le marché du travail, la diversité des tâches, les employeurs potentiels et l'immensité des applications de la géomatique. Que ce soit comme ingénieur en géomatique, arpenteur-géomètre, géomaticien, analyste, enseignant, chercheur, les possibilités d'emploi sont multiples.

Professionnels diplômés en génie géomatique

Guillaume Fouquet-Asselin, ingénieur en géomatique, CANSEL

Guillaume Fouquet-Asselin, ingénieur en géomatique, CANSEL

J’ai toujours eu un intérêt marqué pour la technologie et les logiciels. J’ai débuté mes études universitaires en Génie logiciel avec comme prémisse que je cherchais un programme qui alliait informatique et ingénierie. Je me suis vite rendu compte que ce n’était pas dans mon ADN. Je me suis donc réorienté en Génie Géomatique, car il semblait y avoir un heureux mariage entre l’ingénierie, l’arpentage et l’informatique. Ma formation en Génie géomatique m’a permis d’acquérir des notions dans divers domaines d’activité (informatique, arpentage, gestion de projet, système d’information géographique) qui me sont utiles quotidiennement dans la réalisation de mes mandats. Ce que j’ai le plus apprécié de ma formation est la réalisation de stages pratiques durant la période estivale. Encore aujourd’hui, toutes les situations pratiques que j’ai vécues (arpentage terrain, gestion de bases de données, cartographie, rédaction de documents techniques) durant mes stages m’ont procuré une expérience inestimable et une crédibilité supplémentaire auprès de mes clients actuels.

J’occupe maintenant le poste de Spécialiste d’Application Autodesk ENI (Engineering, Natural Ressources, Infrastructure) pour la compagnie CANSEL. Dans le cadre de mes fonctions, je suis appelé à faire des formations magistrales en entreprise, du coaching sur des projets d’implantation routière et du support technique à distance pour les municipalités, firmes d’ingénierie et d’arpentage, ministères et organismes, institution d’enseignement, etc. Je suis aussi appelé à réaliser des mandats de services professionnels en tant que gestionnaire de projet. Ce qui me motive le plus dans mon emploi actuel est la variété et la nature des mandats que j’ai à réaliser. Il n’est pas rare que dans le même mois, je dois proposer une solution d’acquisition de données pour la gestion d’infrastructure municipale; donner une formation sur l’utilisation d’un logiciel de conception routière; préparer une démonstration client pour une implantation logicielle.

Jérémie Fortin-Groulx, ingénieur en géomatique, Hydro-Québec

Jérémie Fortin-Groulx, ingénieur en géomatique, Hydro-Québec

Avec ma formation en génie géomatique, j'ai occupé différents emplois dans le secteur privé ou public et dans les domaines de l’électricité, du géomarketing, de la géomatique municipale, de la foresterie et de l’enseignement collégial. C’est reconnu, les études dans ce programme amènent du travail très diversifié!

J’occupe actuellement un emploi de chargé de projet chez Hydro-Québec à l’unité géomatique à Montréal. Cette division a comme mandat de fournir l’information géographique aux projets de construction ou au démantèlement des différents ouvrages reliés à l’électricité. Dans mon quotidien, je participe principalement à développer des systèmes d’information géographique pour des clients à travers l’entreprise et dans de multiples domaines d’affaires.

J’ai réalisé, par exemple, un mandat avec le logiciel Google Earth pour fournir l’état de marche des équipements du  réseau de distribution (transformateurs, compteurs, zones de panne électrique, position des camions, etc.) sur un écran et en temps réel. Ces informations sont cruciales en situation de crise et aident les opérateurs de conduite du réseau à prendre de meilleures décisions. La finalité est évidemment de réduire le temps de rétablissement des pannes.

La formation en génie géomatique est pluridisciplinaire et c’est très important dans mon travail. Je suis l’antithèse d’un spécialiste; mon occupation du temps peut se concentrer sur des enjeux techniques, planifier les coûts d’un projet ou diriger une réunion.

Maxime Carrier, ingénieur junior en géomatique, Groupe VRSB

Maxime Carrier, ingénieur junior en géomatique, spécialiste de l'imagerie acquise par drones, Groupe VRSB

Lorsque je suis parti du cégep avec ma formation préuniversitaire, deux de mes critères pour une future profession étaient l’usage des mathématiques dans mon quotidien et la possibilité d’avancement en tant que cadre au sein d’une entreprise ou un organisme public. Le programme de génie géomatique offre à l'étudiant ces possibilités, en donnant accès à l'Ordre des ingénieurs du Québec.

Ce programme d'étude forme l'étudiant à comprendre et à utiliser les technologies employées dans la mesure de haute précision appliquées à la cartographie et à l'arpentage. J’ai choisi le génie géomatique parce que le domaine voit ses limites constamment repoussées par les avancées technologiques, tant sur le plan de la miniaturisation des composantes électroniques que de la sophistication des logiciels employés.

Le programme de génie géomatique m'a permis de me spécialiser dans la mesure par traitement d'images et leur analyse afin d'en extraire une quantité massive d'information avec un minimum d'effort. Le projet de fin d’études en génie géomatique, étendu sur toute la dernière année, m'a servi de tremplin pour obtenir un travail dans mon domaine, pour le compte d'une firme d'arpenteurs-géomètres. Mon projet, impliquant un usage important de technologies de modélisation 3D, m'a permis de me démarquer alors qu'une demande grandissante de spécialistes dans ce domaine se faisait ressentir.

C'est donc très peu de temps après ma diplomation que j'ai été engagé par le Groupe VRSB, une firme d'arpenteurs-géomètres œuvrant en arpentage légal, cartographie et modélisation 3D. J'y agis actuellement en tant que spécialiste de l'imagerie acquise par drones, des véhicules aéroportés hyper légers contrôlables à partir du sol qui nous permettent de saisir des images en plein vol et de produire une reconstitution 3D des sujets survolés. Ainsi, avec une intervention d'un seul homme en quelques heures au terrain, nous pouvons accomplir un travail qui se faisait traditionnellement en plusieurs jours, avec un résultat d'une qualité supérieure.

Choisir le génie géomatique, c'est choisir une profession qui vous fera découvrir les hautes technologies et qui vous donnera le goût d'y contribuer!

Lucie Boucher, analyste en géomatique Sûreté du Québec

Lucie Boucher, ingénieur en géomatique, Sûreté du Québec

Je travaille en tant qu’analyste en géomatique à la Division de la géomatique et de la gestion des documents de la Sûreté du Québec. L’équipe de la géomatique a comme mandat de répondre aux besoins d’information géographique de l’ensemble du personnel de la Sûreté. Nous œuvrons notamment :

  • à la production de cartes officielles;
  • au développement de systèmes d’information géographique (SIG) diffusés via des techniques de webmapping et permettant la consultation et l’analyse de données à l’aide d’outils de géolocalisation, de routing, de recherche par attributs, etc.;
  • au traitement et à l’analyse d’images de télédétection et de photographies aériennes en soutien à des opérations policières;
  • à l’implantation de technologies GPS pour optimiser les opérations sur le terrain, la gestion de la flotte de véhicules et, éventuellement, associer des coordonnées géographiques à chaque rapport de police;
  • au développement d’applications mobiles destinées à être utilisées dans des situations où les policiers n’ont pas accès aux outils conventionnels;
  • à la mise à jour, au traitement et au stockage de nombreuses bases de données géospatiales;

Notre expertise implique donc plusieurs types de données (vectorielles, matricielles, tabulaires), plusieurs technologies (SIG, webmapping, applications mobiles, GPS, télédétection…) et demande des habiletés multiples (programmation, cartographie, analyse spatiale…).

Nos réalisations ont un impact direct sur le travail des divers groupes de la Sûreté. Les enquêteurs et les chefs utilisent les outils que nous fournissons pour peaufiner leurs enquêtes, planifier des opérations, prévoir le déploiement d’effectifs. Les agents sur le terrain emploient des GPS et des applications mobiles. Les effectifs des centres d’appel ont besoin de données cartographiques à jour afin de localiser le plus rapidement possible les gens en détresse, ainsi que des positions en temps réel des véhicules de patrouille afin d’optimiser la réponse aux urgences. Il arrive même fréquemment à certains membres de l’équipe de la géomatique d’être directement impliqués lors d’opérations d’envergure, au niveau de la logistique et du soutien cartographique (inondations en Montérégie, événements politiques, etc.).

Bref, le travail en géomatique à la Sûreté est complexe et diversifié; les projets sont sans cesse en mouvance, suivant les besoins des groupes faisant appel à nos services. Nos tâches quotidiennes contribuent ainsi directement au succès des interventions policières.

Sanit Sananikone, ingénieur en géomatique à la Ville de Montréal

Sanit Sananikone, ingénieur en géomatique à la Ville de Montréal

« C’est suite au cours d’arpentage du programme de génie civil que mes horizons se sont ouverts et que je me suis tourné vers la géomatique. Le programme de génie géomatique m’offrait tout autant que le génie civil, mais avec une teinte supplémentaire de non-conformisme et de technologies émergentes. Au cours de mes études en géomatique, j’ai eu la chance, à travers mes stages et emplois d’été, de travailler pour Hydro-Québec sur les digues et barrages de la Manic et La Grande, de cartographier les lacs du Québec, d’arpenter les côtes ravagées par les tsunamis au Sri Lanka et de travailler sur des chantiers d’implantation de routes en Afrique.

Suite à mon baccalauréat, j’ai travaillé pour une entreprise sur le développement d’applications et de logiciels GPS de précision, ensuite pour la Sûreté du Québec et maintenant je relève de nouveaux défis à la Ville de Montréal. J’ai travaillé autant à l’application de la géomatique en sécurité civile, en foresterie, en agriculture qu’en aménagement du territoire. Le génie géomatique offre de nombreuses opportunités de travail et ce, dans un très grand éventail de domaines différents. »

Mon métier : ingénieur en géomatique (La Presse, janvier 2013)

Julie Demers, ingénieure en géomatique, directrice de comptes chez Cansel

Julie Demers, ingénieure en géomatique, directrice de comptes chez Cansel

Depuis que j’ai complété mes études en génie géomatique, j’ai occupé le poste de soutien technique pour la compagnie Cansel pour ensuite devenir directrice de comptes.  Je suis basée au bureau de Montréal, l’une des dix succursales de cette entreprise canadienne.  Fondée en 1966, Cansel est aujourd’hui l’un des plus importants distributeurs de systèmes de positionnement terrestre en Amérique du Nord.  En tant que responsable du soutien technique et des formations, j’avais comme mandat de répondre aux questions des utilisateurs et de les informer de l’actualité liée au positionnement GNSS et aux innovations en termes d’arpentage.  De plus, j’étais appelée à me déplacer en région afin de fournir aux usagers tous les outils nécessaires pour rendre leur utilisation de l’équipement agréable et optimale. Gatineau, Shawinigan, Rouyn-Noranda, et Chibougamau sont autant de lieux que j’ai pu découvrir grâce à mon emploi.  Principalement concentré au bureau de Ville Saint-Laurent, mon travail se déroule au sein d’une équipe d’experts composée d’arpenteurs-géomètres, d’ingénieurs, de techniciens chevronnés et d’un personnel administratif hors-pair.  Rythmé par les petits et grands projets de construction ainsi que par les travaux ininterrompus des firmes d’arpentage, mon emploi du temps est varié et bien rempli!  Dès les premiers mois, j’ai compris que je n’allais pas m’ennuyer chez Cansel, et c’est précisément ce qui me plaît tant dans mon travail. 

Valérie Kirouac, enseignante en géomatique au Cégep Limoilou

Valérie Kirouac, enseignante en géomatique au Cégep Limoilou

Étant stimulée par le travail à l'extérieur au sein d'une équipe, j'ai choisi d’accomplir une technique en géomatique au cégep Limoilou. Après quelques temps sur le marché du travail, mon intérêt pour les sciences en générales (mathématiques, physique), mais surtout pour les sciences de la Terre et du positionnement spatial, m'a amené à vouloir approfondir mes connaissances. J'ai donc entrepris un baccalauréat en génie géomatique suivi d'une maitrise en sciences géomatiques. 

Je suis présentement de retour au Cégep Limoilou, cette fois-ci en tant qu'enseignante. La latitude qui m'est permise dans mon travail, que ce soit par rapport aux sujets, aux travaux ou à l’orientation des contenus des cours, stimule grandement ma créativité. Les nombreux contacts avec les étudiants comblent mes attentes aussi bien scientifiques que sociales. Cet emploi m'a également permis de réaliser des missions à l'étranger dans le cadre de projet d'échange et d'entraide international.

La transmission des connaissances est une fonction qui, d'un point de vue philosophique, donne un sens à mon travail, mais surtout à mon rôle dans la société québécoise.

Karine Casavant, ingénieure en géomatique, Ville de Montréal

Karine Casavant, ingénieure en géomatique, Ville de Montréal

Dans le domaine de la géomatique, Karine Casavant est une pionnière. Elle a été la première personne à obtenir le statut d'ingénieur dans ce domaine. «Habituellement, l'ingénieur junior doit démontrer 36 mois d'expérience en génie, en plus d'être "parrainé" par un ingénieur d'expérience», explique-t-elle. Le défi, dans son cas, «a été de trouver un ingénieur pouvant corroborer mes compétences dans le domaine de la géomatique». Sa marraine était ingénieure civile. Elle avait cependant d'assez bonnes connaissances en géomatique pour pouvoir accompagner Karine et pour répondre aux critères de l'Ordre des ingénieurs. 

Aujourd'hui, Karine Casavant est ingénieure pour la division de la géomatique de la Ville de Montréal. Dans le cadre de son travail, elle doit notamment dresser l'inventaire cartographique des aqueducs et des égouts de la Ville de Montréal. 

Avant de devenir ingénieure, elle a étudié au Cégep de l'Outaouais en technique de cartographie. Après avoir travaillé quelque temps dans le domaine, elle a trouvé qu'il lui manquait des informations pour pouvoir exécuter ses travaux comme elle le souhaitait. Elle a donc choisi de poursuivre dans cette voie à l'université. 

Elle dit n'avoir eu aucun mal à trouver un travail. En général, les entreprises qui engagent des ingénieurs en géomatique sont spécialisées, ou ont un important département spécialisé. 
Le domaine demeure peu connu. «Il n'est pas rare, les occasions où je dois décrire ce qu'est la géomatique», dit-elle, ajoutant cependant que le domaine gagne en importance, notamment grâce aux applications qui utilisent des systèmes de géolocalisation. 

Selon elle, la profession devrait être mise plus souvent de l'avant pour encourager les jeunes à l'envisager. «Trop souvent la géomatique est en soutien à d'autres domaines, et par le fait, supporte dans l'ombre de grandes réalisations», dit-elle.

Source: La Presse, Gabrielle Thibault-Delorme, 19 février 2015

Professionnels diplômés en sciences géomatiques

Frédérick Brisson, arpenteur-géomètre, Labre et associés

Frédérick Brisson, arpenteur-géomètre, Labre et associés

J’ai été attiré par la profession, car je cherchais à combiner mes aptitudes académiques et scientifiques à mes habiletés dans la réalisation de tâches techniques. Le statut de professionnel dont la pratique comporte des actes réservés, l’aspect légal, les débouchés intéressants, la grande demande dans le domaine et la diversification des modes de pratique sont autant de bonnes raisons qui ont orienté mon choix vers des études en sciences géomatiques dans le but de devenir arpenteur-géomètre.

Je crois qu’au-delà du programme, les études universitaires en soi sont une expérience enrichissante qui fournissent indéniablement des outils pour une pratique professionnelle, mais également pour tous les aspects de la vie en général. L’université est un tremplin qui m’a servi à accumuler connaissances et maturité et qui m’a permis de prendre mon envol dans ma carrière professionnelle.

Je pratique, depuis la fin de mes études, en arpentage foncier dans l’une des plus importantes entreprises d’arpenteurs-géomètres au Québec. Une bonne mise en œuvre des compétences acquises dans ma formation universitaire jumelée à d’importants efforts et une grande part de volonté, m’ont permis aujourd’hui en quelques années à peine d’obtenir un poste de directeur de bureau et de devenir associé dans la firme où je pratique depuis le début de ma carrière.

Aujourd’hui, ma vie de jeune professionnel me passionne par la diversification des tâches à réaliser, par l’impact direct que j’ai dans la vie des gens et par la possibilité d’intervenir de façon significative dans la réalisation d’un projet. Apposer ma signature sur un document qui exprime mon opinion professionnelle représente l’acte ultime qui concrétise tout ce beau rêve.

Mylène Meunier, arpenteur-géomètre, expertise immobilière et arpentage - Gaz Métro

Mylène Meunier, arpenteur-géomètre, expertise immobilière et arpentage - Gaz Métro

D’année en année j’aime de plus en plus mon travail d’arpenteure-géomètre! Ce qui m’a incité à choisir cette profession est notamment la possibilité de pouvoir travailler autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Dans le cadre de mes fonctions, mes méninges sont sollicités autant du coté mathématique que légal. Je manipule les GPS, les stations totales, et j’effectue mes calculs et dessin à partir de logiciels à la fine pointe de la technologie. L’arpentage est un domaine où il y a des possibilités d’embauche dans plusieurs sphères d’activités, autant dans le secteur privé ou public. J’ai travaillé dans un bureau d’arpentage privé où je faisais des sorties extérieures, des calculs, la rédaction de rapport, etc. Cet emploi m’a permis de rencontrer divers intervenants du milieu, ce qui a permis d’exploiter mon côté social et mon leadership, car mon travail était étroitement lié au travail d’équipe avec mes techniciens. Je relève maintenant de nouveaux défis comme conseillère senior en expertise immobilière et en arpentage chez Gaz Métro.

Sébastien Roy, arpenteur-géomètre, Ville de Lévis

Sébastien Roy, arpenteur-géomètre, Ville de Lévis

Dès le primaire, j’ai toujours été attiré par la représentation de la planète Terre sur les globes terrestres. Cette façon d’illustrer notre environnement et de positionner les différents éléments qui le compose a continué de susciter mon intérêt pendant les cours de géographie au secondaire. Ce n’est que peu de temps avant la date limite d’inscription aux universités lors de ma dernière session au CEGEP en sciences pures qu’un ami rencontré par hasard m’a fait connaître le programme de  géomatique offert par l’Université Laval. Heureuse rencontre qui allait tracer mon avenir car je retrouvais dans ce programme l’ensemble des matières qui avaient éveillé ma passion pendant mes études antérieures quant à la représentation de la Terre, la gestion du territoire ainsi que l’application des différents concepts scientifiques et  technologiques pour les réaliser.

Au cours de ma formation universitaire en géomatique, mes intérêts se portaient principalement sur les cours traitant de la dimension légale de l’arpentage foncier et de l’utilisation des systèmes d’information à référence spatiale pour la gestion du territoire. 

Aujourd’hui, mon cheminement professionnel m’a amené à la Ville de Lévis où je travaille  en tant que cadre responsable de la géomatique. Je travaille au développement de la géomatique au sein de l’organisation et le rôle principal de la Division géomatique est de recueillir le maximum de données sur le territoire pour constituer un système d’information géographique municipal (SIGM) qui a pour but de  diffuser ces informations à l’ensemble des élus, gestionnaires, fonctionnaires et autres intervenants municipaux.

Ma principale source de motivation provient du fait que le SIGM est devenu pour la Ville de Lévis un puissant outil d’aide à la décision quant à la gestion de son territoire. L’importance de cet outil nous impose le défi d’être toujours à l’affût des nouvelles technologies et façons de faire pour assurer la performance et la pérennité du SIGM.

France Mercier et Guillaume Meunier, Arpenteurs-géomètres Mercier Meunier

France Mercier et Guillaume Meunier, Arpenteurs-géomètres Mercier Meunier

Les chemins de France Mercier et de Guillaume Meunier n’étaient pas destinés à se croiser. L’une avait en poche un baccalauréat en histoire, l’autre était programmeur-analyste de formation. Elle est native de la Beauce, lui de la grande région de Montréal. C’est un retour aux études pour les deux, à l’Université Laval, avec pour objectif un baccalauréat en sciences géomatiques, qui leur aura permis de se rencontrer et de devenir une équipe solide au travail comme dans la vie.

« Rapidement, après nos études, nous étions convaincus du bien-fondé de la vie en région. Nous avons misé sur l’Estrie parce que Sherbrooke c’est petit et c’est gros à la fois. C’est une ville où l’on retrouve deux universités et où nous avons accès à tous les services existants dans les grandes villes, sans avoir à subir les désagréments comme les embouteillages », explique Guillaume. « Cela demeure un choix personnel parce que c’est vrai que, comme salarié, un arpenteur-géomètre va gagner 15 à 20 % de plus dans la région de Montréal. Mais, à quel prix ? Les heures passées sur la route, ce sont des heures que tu ne peux mettre ailleurs dans ton travail ou dans ta vie familiale ».

L’idée de se lancer en affaires ne tarde pas à germer, mais pas n’importe comment. Motivés par la décision d’acquérir une entreprise déjà existante dans le domaine, ils achètent la firme Michel J. Coté a.-g. inc qui deviendra Arpenteurs-Géomètres Mercier Meunier en 2015.

« Ce fut naturel pour nous d’acquérir une entreprise déjà établie qui avait bonne réputation. Cela demande un plus grand investissement sur le coup, mais au bout du compte, c’est plus facile de bâtir quand tu as déjà une base solide », explique France Mercier. Guillaume et France partagent une vision commune. Celle d’amener l’arpentage à l’ère numérique et de faire connaître la profession, notamment en créant un blogue et en offrant des documents numériques couleur faisant office d’originaux, une pratique peu courante même si elle est reconnue par l’Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec.

Le moins que l’on puisse dire c’est que les trois dernières années ont été chargées. En plus de devenir gestionnaires, ils sont devenus parents de Charles en 2014 et de Noémie en 2016. De quoi les tenir occupés jour et nuit ! « Honnêtement, cela se fait bien. Je fais rarement des semaines de plus de 40 heures. C’est plutôt rare comme patron ! » soutient Guillaume. « C’est certain qu’il faut parfois finaliser des choses en dehors des heures passées au bureau. Je suis présentement en congé de maternité, mais ça me plaît de travailler quelques heures par semaine. L’important, c’est de garder un bon équilibre et le fait de vivre en région peut aider à bien doser ces choses », précise France.

Source : SPLA magazine, automne 2016