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La Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique remet ses Prix Enseignement 2018 et plus de 727 000 $ en bourses à ses étudiants

28 mars 2018

Le jeudi 22 mars 2018 avait lieu la cérémonie annuelle de remise des bourses et des prix de la Faculté. En plus du prix Enseignement remis à Mme Danièle Bélanger, professeure titulaire au Département de géographie, et à M. Yves Brousseau, responsable de formation pratique au Département de géographie, e vice-recteur adjoint aux études et affaires étudiantes, M. Claude Savard, le doyen de la Faculté, M. Guy Mercier, la vice-doyenne aux études, Mme Nancy Gélinas, et le vice-doyen à la recherche, M. Stéphane Roche, ont souligné le mérite de 102 étudiants qui sont repartis avec plus de 727 000 $ en bourses et prix durant la soirée. Pour voir la liste des boursiers 2017-2018 >>

Le doyen a tenu à remercier tous les partenaires de la Faculté grâce à qui ces bourses ont pu être accordées. Les dons et les fonds créés par les donateurs permettent d’encourager l’excellence et l’engagement des étudiants aux trois cycles d’études et favorisent grandement leur persévérance. Le doyen a vivement salué l’arrivée de nouveaux donateurs.

Au cours de la cérémonie, trois finissants de premier cycle ont aussi reçu le prix Rayonnement de la Faculté pour leur participation remarquable à la vie étudiante, leur engagement dans leur futur milieu professionnel ou leur contribution significative à la promotion de leur domaine d’études auprès des jeunes ou du grand public. Les récipiendaires de chacun des trois départements de la Faculté sont :

  • M. Marius Legendre, finissant au baccalauréat en aménagement et environnement forestiers
  • M. Étienne Dallaire, finissant au baccalauréat en sciences géomatiques
  • Mme Ana-Brigitte Poveda finissante au baccalauréat en géographie

Le doyen de la Faculté a rappelé à tous, étudiants, employés, diplômés, partenaires et amis de la FFGG, l’importance de contribuer aux différents fonds et projets de la Faculté. Riche d’une tradition plus que centenaire et de programmes uniques au Québec, la Faculté possède tous les atouts pour développer une grande culture philanthropique.

Pour information : ffgg@ffgg.ulaval.ca

Pour faire un don : http://www2.ulaval.ca/fondation/faire-un-don/

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Le rassemblement des géographes : congrès IGU2018

27 mars 2018

À l’initiative de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval, la ville de Québec accueillera, du 6 au 10 août 2018, le congrès de l’Union géographique international. Il s’agira du plus grand rassemblement international de géographes de l’histoire du Canada. À cette occasion, 3 000 spécialistes du monde entier se réuniront dans la Vieille Capitale pour échanger sur les plus récentes avancées scientifiques dans leur discipline. La jeunesse sera également mise à l’honneur, car le programme du congrès comprend la tenue de la 15e Olympiade internationale de géographie du 31 juillet au 6 août qui aura lieu sur le campus de l’Université Laval. En se mesurant amicalement dans des épreuves scientifiques, 200 jeunes géographes de 16 à 19 ans, provenant de cinquante pays du monde, feront valoir leur compétence et leur motivation.

Le thème général du congrès, « Apprécier la différence », invite à mettre en évidence toute la diversité humaine et naturelle, qui confère à notre monde contemporain sa complexité et ses nombreuses potentialités. Les défis planétaires actuels nous amènent à adopter une vision plus intégrée des relations entre l’être humain et le territoire. Analyser les enjeux économiques, sociaux et environnementaux dans une perspective durable et globale est aujourd’hui d’une urgente nécessité. La géographie, pour sa part, en a fait un pilier de sa mission.

Inscrivez-vous dès aujourd’hui pour prend part au grand rassemblement des géographes !

Profitez du tarif régulier de 645$ avant le 31 mai. Par la suite le tarif de 700$ sera applicable.

Pour présenter vos recherches, soumettez votre résumé avant le 2 avril !

Au plaisir de vous y voir !

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Toutes nos félicitations à Mme Danièle Bélanger et à M. Yves Brousseau, récipiendaires du prix Enseignement de la FFGG!

26 mars 2018

Le prix Enseignement de la FFGG - 2018 a été remis à Mme Danièle Bélanger, professeure au Département de géographie (catégorie professeur), et à M. Yves Brousseau, responsable de formation pratique au Département de géographie (catégorie chargé de cours et autre personnel enseignant).

Cet honneur souligne leur contribution exceptionnelle en enseignement à tous les cycles d’études ainsi que la passion et l’enthousiasme qui les animent à partager leurs connaissances avec les étudiants. Le prix leur a été décerné le jeudi 22 mars dernier, lors de la Cérémonie de remise des bourses et des prix de la Faculté, en présence de plus de cent trente personnes, dont le vice-recteur adjoint aux études et aux affaires étudiantes, M. Claude Savard, la vice-doyenne aux études de la Faculté, Mme Nancy Gélinas, et le vice-doyen à la recherche de la Faculté, M. Stéphane Roche, ainsi que les étudiants boursiers, professeurs et représentants d’organismes partenaires de la Faculté.

Le prix Enseignement de la FFGG vise à reconnaître publiquement la distinction, par l’excellence de son enseignement, d’un professeur, d’un responsable de formation pratique, d’un responsable de travaux pratiques, d’un chargé de cours ou d’un chargé d’enseignement de la Faculté.

Félicitations à Mme Bélanger et à M. Brousseau!

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Rendre la ville intelligente, ou presque

15 mars 2018

Article d'Érik Chouinard, Impact Campus,  22 mars 2018.

« La population urbaine à l’échelle planétaire croît à une vitesse qu’on n’avait certainement pas connue jusqu’à maintenant », affirme Stéphane Roche, professeur du Département de sciences géomatiques de l’Université Laval lors de sa présentation du 15 mars à la bibliothèque Gabrielle-Roy. Le sujet de sa conférence, la ville intelligente, se situe parfaitement dans ce contexte d’urbanisation croissante. 

« Si aujourd’hui, c’est environ 50 % qui sont dans les villes, la proportion pourrait atteindre les 75 % ou 80 % », précise le professeur, en se fiant aux prévisions de l’ONU. Selon lui, cela pourrait poser des défis et des problèmes autant économiquement, environnementalement que socialement. C’est donc d’où part l’idée de rendre les villes plus «intelligentes»: en faisant appel aux technologies numériques pour améliorer leur capacité de réponse.

Certaines questions comme l’intégrité et la justice spatiale sont particulièrement pertinentes dans la ville de Québec, annonce M. Roche. « À Québec, cela se traduit par une différence dans l’espérance de vie de sept ans entre la Basse-Ville et la Haute-Ville », donne-t-il en exemple.

M. Roche mentionne le onzième objectif de développement durable de l’ONU comme base de réflexion. Cet objectif vise à «faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables».

Le siècle des villes

L’attrait des villes intelligentes s’imbrique dans un contexte où les villes réclament de plus en plus de pouvoir et d’indépendance. « On voit cet effet par la personnalité de notre maire à Québec, rigole le professeur, mais on peut aussi penser aux villes sanctuaires aux États-Unis. »

Portées par cette envie, les municipalités se réseautent maintenant beaucoup plus entre elles, comme c’était le cas en Europe durant les temps plus anciens. M. Roche donne en exemple le cas des grandes métropoles maritimes, les principaux lieux de commerce de l’époque. Selon ce qu’il rapporte, dans ces villes, les capitaux privés détenaient la majorité du pouvoir et c’était les grands marchands qui prenaient les décisions.

« Ces géantes entreprises sont les seules avec des moyens pour créer des villes et les transformer. Elle peuvent aussi les mettre en compétition entre elles, comme l’a fait Amazon. »

Le professeur s’inquiète de voir la même chose se reproduire avec les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) et leur désir de jouer des rôles majeurs au sein des cités numériques.

Bill Gates a d’ailleurs récemment investi 80 millions de dollars pour la construction d’une ville intelligente dans le cœur de l’Arizona. M. Roche trouve ce genre de projets de création de municipalités bien particulier. Il se pose des questions par rapport à leur gouvernance et à leur démocratie si ce sont des capitaux privés qui les ont créées.

De plus, s’appuyant sur l’histoire, il doute de la survie des municipalités fondées dans ce modèle. « Il n’y a pas beaucoup d’exemples de villes qui n’auraient pas été créées par des citoyens qui ont survécu », relate le professeur. Selon lui, face à ces géants, les citoyens doivent être prêts à agir comme contre-pouvoir.

Technologies et intelligence

D’après M. Roche, le fait de doter des villes de stratégies numériques ne signifie pas de mettre de la technologie partout. « C’est plutôt l’idée de repenser l’organisation humaine, selon une approche d’ouverture, de réseau et d’échange avec l’appui d’applications numériques », souligne-t-il.

Le modèle qu’a développé le professeur est bâti sur cette présomption de la société mondialisée et connectée du XXIe siècle. À partir de cette base, il énumère ce qu’il considère comme les pierres d’assises de la ville intelligente:

  • L’agilité et l’adaptabilité;
  • L’ouverture quant à sa gouvernance et sa démocratie;
  • Les capacités d’apprentissage sur ses propres dynamiques urbaines;
  • L’inclusivité face à l’accroissement de la population ainsi qu’en considérant les réalités de chacun;
  • La résilience, entre autres dans un contexte de climat changeant;
  • L’«intelligence urbaine», définie comme étant la compréhension qu’a la collectivité par rapport à sa ville.
De 1.0 à 3.0

Le professeur découpe l’évolution des villes intelligentes en trois vagues. Dans les premiers temps, les grandes entreprises du domaine numérique partent le bal, en cherchant à s’associer à des municipalités. « Ça a été le cas avec IBM et Mexico, où là, ces grosses compagnies se sont dit que la technologie doit pouvoir servir de ressort et rehausser la capacité de réponse des infrastructures urbaines », relate M. Roche.

Ces partenariats devaient servir de démonstration de villes technologiquement plus efficaces et optimisées, que ce soit par rapport au transport ou au réseau d’aqueduc, par exemple. « Les administrations municipales se sont toutefois dit, c’est bien joli tout ça, mais on perd le contrôle, on ne doit pas laisser les grandes entreprises décider de nos choix et priorités pour nous », révèle M. Roche, expliquant l’apparition progressive d’un deuxième mouvement.

Toutes les villes ont leurs particularités, tel que l’explique M. Roche. Alors que les grandes entreprises semblaient préférer l’application de modèles plus standards, dans cette deuxième vague, la question de l’adaptation des technologies aux contextes locaux prend beaucoup plus d’ampleur. « C’est le cas de Barcelone qui a décidé d’appliquer ces systèmes avec parcimonie, ciblant les points où il y avait des problèmes. Plutôt que d’avoir un seul grand projet, la ville s’est retrouvée avec 20, 30 ou 40 projets différents », précise le professeur.

Dans un troisième temps, là où l’évolution en est rendue aujourd’hui, c’est la population qui est beaucoup plus prise en compte. « On a beau décider d’implanter telle infrastructure à tel endroit, si les citoyens décident de la vivre autrement, ils le vivront autrement. La ville, ce n’est que ce qu’en font les gens qui l’habitent», déclare le professeur.

http://impactcampus.ca/societe/rendre-la-ville-intelligente/